Le 15 janvier 2005, pour certains cette date ne veut rien dire, pour certains cette date est banale. Mais pour moi, elle veut dire beaucoup. Nous sommes le 15 janvier 2005, je me trouve devant ma télévision, comme à chaque match de l'Olympique Lyonnais. A l'approche de la fin du match, je suis toujours derrière mon équipe. Mon oncle m'avait parlé d'un petit jeune qui affole en CFA. Il me tarde de voir ce joueur. Souhait exhaucé ! Pourquoi ? Parce qu'à la 77ème minute, Paul le Guen le fait entrer, en remplacement de Pierre Alain Frau. Ce jeune, sur lequel je ne mets pas encore de nom, n'est autre que Karim Benzema. Sur l'un de ses premiers ballons, il illumine Gerland, avec un sombrero et délivre une passe décisive à Bryan Bergougnoux. Ce jour-là, j'ai vécu un bon match car d'une Lyon a gagné et parce que j'ai fais la connaissance avec un phénomène, qui est devenu très vite mon idole. Aujourd'hui, je suis fière du chemin qu'il a parcouru, mais je ne l'aime pas pour ce qu'il est devenu, car je le connaissais bien avant qu'il devienne un grand joueur. Vous dire que ça fait quelques années, que je l'admire , quelques années qu'il est le joueur de mon coeur , me croirez vous ? Vous pouvez penser ce que vous voulez de moi , moi je sais que c'est la vérité...